De l'Aleph à l'@ > Les Langues > Agglutinante > Breton

Langue Bretonne

Langue qui fait partie du groupe des langues Celtiques insulaires, et plus précisément de la famille des langues Brittoniques, à laquelle appartiennent également 2 autres langues, le Gallois, parlé au pays de Galles, et le Cornique, qui est la langue ancienne de Cornouailles. Le Breton est, avec l'Alsacien, le Flamand et le Basque, l'une des langues non Romanes parlées sur le territoire Français.
Vers le Vème siècle, une partie de la Gaule, l'Armorique, dont on ne sait pas si elle avait déjà été romanisée à cette époque ou si l'on y parlait encore le Gaulois (autre langue Celtique, mais continentale), avait été envahie par des populations venues du pays de Galles ou de Cornouailles. Par la suite, quel qu'ait pu être le pouvoir politique des chefs Bretons, la région a été romanisée dès le Xème siècle. À partir de cette période, on peut supposer que le Breton et le Roman ont été parlés l'un comme l'autre, par des locuteurs bilingues.

L'évolution :
On distingue ordinairement 3 phases dans l'évolution historique du Breton.
La première phase correspond à la période dite du « vieux Breton », qui s'étend du IVème au XIème siècle. Les seuls documents dont on dispose sur cette période sont des documents ecclésiastiques rédigés dans une langue qui présente des ressemblances avec les autres langues Brittoniques et révèle des emprunts lexicaux au Gaulois ainsi qu'au Roman et à l'ancien Français. Les autres documents sur lesquels on peut se fonder, pour une étude du vieux Breton, sont essentiellement les noms de personnes et les noms de lieux, par exemple les toponymes caractéristiques en plou-, plo-, pleu-, dont l'évolution reflète certaines des modifications phonétiques vraisemblablement survenues au cours de ces siècles. On n'a pas conservé de traces d'œuvres littéraires datant de cette période, même si l'on sait que Marie de France, au XIIème siècle, adapta en Français des lais appelés « lais des Bretons ».
La période dite du « moyen Breton », qui s'étend du XIIème au XVIIème siècle, est mieux connue grâce à un dictionnaire trilingue Breton/Français/Latin, le Catholicon, (1499), de Jehan Lagadeuc. Pendant toute cette période, ainsi que celle ultérieure du Breton moderne, le Breton s'est progressivement dialectisé. Les différentes zones géographiques présentent des variantes phonétiques importantes, en l'absence d'une tradition écrite ayant normalisé la langue. On distingue d'ordinaire 4 zones dialectales, correspondant aux diocèses de Léon, de Tréguier, de Saint-Brieuc et de Vannes.
Et enfin le Breton moderne. C'est à partir du XIXème siècle que sont apparues des œuvres littéraires en Breton, et notamment le recueil de poèmes anciens Barzaz Breiz, de Hersart de la Villemarqué. Au XXème siècle, face à la disparition progressive des locuteurs ayant pour langue maternelle l'un des dialectes Bretons, le Breton est devenu une langue enseignée à l'université, une langue que l'on cherche à raviver. Support d'une revendication identitaire forte, elle n'en est pas moins menacée de disparition, dans la mesure où moins de 200 000 locuteurs la parlent à l'heure actuelle.


Exemple
Traduction

Everyone is entitled to all the rights and freedoms set forth in this Declaration, without distinction of any kind, such as race, colour, sex, language, religion, political or other opinion, national or social origin, property, birth or other status. Furthermore, no distinction shall be made on the basis of the political, jurisdictional or international status of the country or territory to which a person belongs, whether it be independent, trust, non-self-governing or under any other limitation of sovereignty.


Exemple en Breton Vannetais
Traduction

I believe in God, the Father Almighty, Creator of Heaven and earth. I believe in Jesus Christ, His only Son, our Lord. He was conceived by the power of the Holy Spirit and was born of the Virgin Mary. He suffered under Pontius Pilate, was crucified, died, and was buried. He descended to the dead. On the third day He rose again. He ascended into Heaven, and is seated at the right hand of the Father. He will come again to judge the living and the dead. I believe in the Holy Spirit, the Holy Catholic Church, the Communion of Saints, the forgiveness of sins, the resurrection of the body, and life everlasting. Amen.

La prononciation des noms de lieux bretons : terrain miné ou trésor historique ?

Le plus vieux texte breton connu :

Le plus vieux texte breton connu

«Item ad gwaedgou caes scau, caes spern, caes guaern, caes dar, caes colaenn, caes aball - Contre la lèpre cherche du sureau, de l'aubépine, de l'aune, du chêne, du houx, de la pomme ». Ce texte médical écrit vers l'an 800 est le plus vieux texte breton connu. Conservé au Pays-Bas à l'université de Leiden, il se présente sous la forme d'un feuillet de quatre pages en écriture celtique insulaire, ce qui montre sa haute antiquité. C'est un traité médicinal d'origine latine réécrit en langue brittonique qui regroupe à l'époque le breton et le cornique : soient 70 mots de plantes ou de maladies. Il a une importance considérable car on conserve très peu de textes de cette époque, en langue populaire. Le breton rentre donc dans le petit cercle des cinq premières langues écrites d'Europe, bien avant le français. Les bretonnants reconnaissent sans peine la plupart des mots utilisés dans ce texte médical : scau : skav (sureau) / spern : spern (aubépine) / guern : gwern (aulne) / dar : derv (chêne) / colenn : kelenn (houx) / aball : aval (pomme). D'autres mots ne sont plus usités aujourd'hui : abran-guænn mor : (camomille) a été remplacé par kramamailh. Amor : (amarante) se dit aujourd'hui lostlouarn. Ocroos (rosier des chiens) aujourd'hui roz-ki. Ce texte n'est pas spécifiquement breton, ni celtique dans son contenu. Il s'agit de recettes latines anciennes qui étaient recopiées dans les monastères ainsi contre les poux on préconise : « lanith, cortix coelenn, rusc dar, rusc caerdin... la graine d'ortie, l'écorce de houx, de chêne, de sorbier... ». Le seul problème c'est que les doses ne sont pas indiquées, à manier donc avec précaution !

Les autres articles de cet élément :

Langue Bretonne : Savoir Plus


Logo de la date de modification 06/06/2021 Logo du nombre de vues 1 676 vues

Bookmark and Share

Les 5 dernières actualités liées à cet article sont les suivantes :

La plus vieille trace écrite en Breton est antérieure au Français : Une inscription en Breton du VIème siècle sur un sarcophage à la Chapelle de Saint-André à Lomarec montre que la langue Bretonne s'écrivait 3 siècles avant le Français... (05/11/2018), La prononciation des noms de lieux Bretons : terrain miné ou trésor historique ? : Une intéressante explication des prononciations de noms Bretons... (15/03/2018), Le plus vieux texte breton connu : Ce sont des remèdes par les plantes... (22/02/2018), Le Breton : Ajout d'exemples pour la langue Bretonne (Breton et Breton Vannetais). (15/06/2008), Le Breton : Ajout d'un dictionnaire en ligne pour la langue Bretone. (22/07/2007)


Cette langue est transcrite avec l'écriture suivante :
Les Ecritures : Latin


Cet élément est cité dans les 8 articles suivants :

Les Langues : Langue Alsacienne, Langue Cornique, Langue Galloise, Langue Wallone : Généralités

Les Familles de langues : Langues Celtiques

Les familles d'hommes : Le peuple Celte

Le Glossaire : Langue, Tilde


Cliquez ici pour envoyer un messageVous en savez plus !
Si vous avez d'autres informations, des corrections à apporter à cette page, n'hésitez pas !
Cliquez ici, et envoyez moi vos informations.

La page Facebook du site :
Page FaceBook du site De l'Aleph à l'@

La page Twitter du site :
Suivre le site De l'Aleph à l'@ sur Twitter

CSS Valide !