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Arithmomètre

Le Français Charles-Xavier Thomas de Colmar réussit à fabriquer la première machine que l'on peut qualifier de véritablement pratique : l'Arithmomètre. Bien que quelques progrès mineurs aient eu lieu au cours du XVIIIème siècle, les machines de Thomas, produites de 1821 à 1878, ont réellement marqué l'histoire du calcul mécanique en devenant les premières machines commercialisées de façon importante et ce, avec succès.
Bien qu'ils soient grandement inspirés de la machine de Liebniz, les Arithmomètres de Thomas intégraient de nouveaux mécanismes, le tout dans une machine pratique et d'une fiabilité inégalée auparavant.

Le principe de base des calculs repose encore sur l'utilisation d'un chariot mobile et d'un tambour à dents inégales similaires à celui de Liebniz, à la différence proche que l'inscripteur, maintenant composé de curseurs déplacables dans des rainures graduées, ne déplace plus le tambour en entier, mais plutôt un pignon relié au totaliseur. Il n'en demeure pas moins que c'est encore en variant le nombre de dents agissant lors d'un tour de manivelle que l'on réalise les opérations. Autre différence avec le modèle de Liebniz, c'est maintenant la partie contenant les lucarnes de lecture et les totaliseurs qui est mobile horizontalement, ce qui ne change rien au principe de fonctionnement.

Les ajouts faits par Thomas, sont tout de même importants. D'abord, l'ajout d'un mécanisme à crémaillère rendant simple l'effaçage des données (remise à zéro des indicateurs) était un ajout des plus pratiques pour les utilisateurs. Qui plus est, la création d'un système permettant l'inversion du mécanisme, facilite les opérations de soustraction et de division. Une autre amélioration intéressante est l'ajout d'une deuxième série de lucarnes qui, directement reliées à la manivelle, permet de compter les tours réalisés par cette dernière et donc d'afficher le multiplicateur. Lorsque la machine est utilisée pour une division, ces lucarnes affichent le quotient car, dans ce cas, c'est le diviseur qui est inscrit aux curseurs et le nombre de tours nécessaires (à chaque ordre décimal) à l'utilisateur pour obtenir un nombre plus petit que le reste détermine les différents chiffres du quotient. De plus, le système de blocage des roues que Thomas a mis au point était fort efficace, tout comme son système de report de la retenue, qui se faisait en cascade de façon irréprochable.
Il réussit à vendre près de 1500 exemplaires divers d'Arithmomètres dont 1000 entre 1865 et 1878. Ces machines, bien que dispendieuses pour l'époque, permettaient d'accélérer considérablement la réalisation des calculs et trouvaient preneur majoritairement dans des grandes entreprises, des banques, des compagnies d'assurance, mais encore relativement peu dans le domaine scientifique. Il est à noter que, bien que l'Arithmomètre soit hautement plus rapide qu'un homme entraîné pour réaliser les multiplications et divisions, au niveau de l'addition et de la soustraction, elle ne l'est guère. En effet, la nécessité de manipuler les curseurs pour l'inscription de chaque chiffre ralentissait considérablement l'opération.


Logo de la date de modification 01/05/2021 Logo du nombre de vues 1 740 vues

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